De quoi parle-t-on lorsqu’on parle d’agriculture ? A l’origine l’humain était chasseur-cueilleur. Lorsqu’il s’est sédentarisé, l’agriculture s’est progressivement développée dans le seul but de s’autosuffire.
Malheureusement, avec le développement de la mécanisation de l’agriculture et son corollaire, la dépendance aux produits issus de la pétrochimie, certains humains cupides ont contribué à détourner la sagesse du paysan.
Comme beaucoup d’éléments essentiels au bien-être de l’humain, l’agriculture – sylviculture, pisciculture, aquaculture… – est actuellement en grande partie entre les mains de personnes malveillantes qui ne pensent qu’à s’enrichir, sans aucune considération pour la santé des consommateurs.
D’énormes lobbies ont mis la main sur la manière de produire et d’élever, en imposant à leur strict avantage, avec la complicité des gouvernements, des méthodes d’élevage et de production agricole qui ont pour seul objectif la recherche de leur avantage maximum.
En plus du constat d’atteinte à la santé des consommateurs et des pollutions environnementales documentés, s’ajoute le cynisme des industriels, de certains représentants syndicaux et de nos représentants légaux impliqués dans ce système mortifère.
La production agricole s’effectue normalement dans un milieu naturel. Les ressources y sont vivantes et engendrent du vivant.
Nous en sommes arrivés à un stade où ni les plantes ni les animaux ni les humains ne se nourrissent d’aliments essentiellement biocompatibles.
Tout ce monde du vivant est nourri, élevé et soigné avec l’ajout de produits chimiques.
Nous pouvons même constater que les mots qui sont utilisés ont changé.
Nous ne parlons plus d’agriculture et de paysans, nous parlons généralement de productions et d’exploitants agricoles. Ces termes employés ne sont pas anodins !
Qu’est-ce que tous ces mots de «gestionnaire agricole», «planificateur agricole», «chercheur agricole», «conseiller technique» et «décideur des politiques agricoles» ont en commun avec la bonne santé des plantes, animaux et humanité ?
De nos jours, le peuple est en train de se réveiller. Il découvre, par le biais de lanceurs d’alerte, mais aussi à travers des scandales alimentaires que même les médias de masse ne peuvent cacher, non seulement les dérives du système agroalimentaire, mais aussi leur impact sur l’environnement et commence à demander que le système actuel change.
Il prend conscience qu’il devient essentiel que la France retrouve sa souveraineté agricole et alimentaire.
Il prend conscience qu’il devient essentiel de retrouver sa souveraineté alimentaire.
Dans cette optique, nous pouvons constater qu’ils sont de plus en plus nombreux ceux qui cherchent d’autres solutions pour une alimentation durable issue d’une agriculture respectueuse du vivant et du monde paysan.
Auteur : Anne-Marie ELISABETH